Définition et repères

Figuration narrative

La Figuration narrative désigne un renouveau figuratif développé à Paris dans les années 1960. Ses artistes détournent photographie, cinéma, publicité, bande dessinée et histoire de l’art pour construire des récits souvent politiques.12

Composition éditoriale originale autour de Figuration narrative
Illustration conceptuelle originale · non documentaire · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Mouvement
Repère fondateur
Mythologies quotidiennes, Paris, juillet 1964
Initiateurs
Gérald Gassiot-Talabot, Bernard Rancillac et Hervé Télémaque
Période de référence
Paris, 1960–1972
Sources visuelles
Photographie, cinéma, publicité, bande dessinée et peinture classique
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Repère fondateur
Mythologies quotidiennes, Paris, juillet 1964
Initiateurs
Gérald Gassiot-Talabot, Bernard Rancillac et Hervé Télémaque
Période de référence
Paris, 1960–1972
Sources visuelles
Photographie, cinéma, publicité, bande dessinée et peinture classique

Un regroupement né autour de Mythologies quotidiennes

En juillet 1964, le critique Gérald Gassiot-Talabot et les peintres Bernard Rancillac et Hervé Télémaque organisent Mythologies quotidiennes au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Le Centre Pompidou considère cette exposition comme un moment fondateur, tout en précisant que la Figuration narrative ne fut jamais un mouvement officiellement proclamé. Des artistes d’origines et de démarches différentes s’y rattachent progressivement.

Parmi eux figurent Eduardo Arroyo, Peter Klasen, Jacques Monory, Bernard Rancillac, Hervé Télémaque, Jan Voss, Valerio Adami, Erró et Gérard Fromanger. Cette liste n’établit pas un style uniforme. Certains peignent des séquences, d’autres juxtaposent des fragments ou reprennent une image médiatique. Le terme « narrative » concerne la mise en relation des signes et la possibilité d’un récit, même discontinu ou contradictoire.

Détourner les images de la société contemporaine

Ces artistes puisent dans le cinéma, le roman noir, les journaux, la publicité, la bande dessinée et les chefs-d’œuvre anciens. Ils ne se contentent pas de reproduire ces sources : montage, recadrage, changement d’échelle et association déplacent leur sens. Les images familières deviennent des instruments pour examiner consommation, guerre, pouvoir médiatique, vie urbaine et conflits politiques, particulièrement dans le climat de la fin des années 1960.

La comparaison avec le pop art est utile mais ne doit pas devenir une opposition caricaturale entre Europe politique et Amérique neutre. Les deux champs sont divers et partagent l’appropriation d’images contemporaines. Une attribution sérieuse repose sur la chronologie parisienne, les expositions et les choix de l’artiste. Toute peinture figurative contenant plusieurs personnages n’est donc pas automatiquement une œuvre de Figuration narrative.

Sources et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. Figuration narrative — Paris, 1960–1972 — Centre PompidouCaractère non proclamé, exposition de 1964, artistes, sources visuelles, chronologie et enjeux politiques.
  2. Figuration narrative — Colloque — Centre PompidouMythologies quotidiennes, organisateurs, diversité du groupe et relation entre peinture et narration.
  3. Figures et Figuration narrative — Centre national des arts plastiquesContexte français, œuvres de collection publique et distinction entre figuration et courant narratif.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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