Repères essentiels
- Repère fondateur
- Mythologies quotidiennes, Paris, juillet 1964
- Initiateurs
- Gérald Gassiot-Talabot, Bernard Rancillac et Hervé Télémaque
- Période de référence
- Paris, 1960–1972
- Sources visuelles
- Photographie, cinéma, publicité, bande dessinée et peinture classique
Un regroupement né autour de Mythologies quotidiennes
En juillet 1964, le critique Gérald Gassiot-Talabot et les peintres Bernard Rancillac et Hervé Télémaque organisent Mythologies quotidiennes au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Le Centre Pompidou considère cette exposition comme un moment fondateur, tout en précisant que la Figuration narrative ne fut jamais un mouvement officiellement proclamé. Des artistes d’origines et de démarches différentes s’y rattachent progressivement.
Parmi eux figurent Eduardo Arroyo, Peter Klasen, Jacques Monory, Bernard Rancillac, Hervé Télémaque, Jan Voss, Valerio Adami, Erró et Gérard Fromanger. Cette liste n’établit pas un style uniforme. Certains peignent des séquences, d’autres juxtaposent des fragments ou reprennent une image médiatique. Le terme « narrative » concerne la mise en relation des signes et la possibilité d’un récit, même discontinu ou contradictoire.
Détourner les images de la société contemporaine
Ces artistes puisent dans le cinéma, le roman noir, les journaux, la publicité, la bande dessinée et les chefs-d’œuvre anciens. Ils ne se contentent pas de reproduire ces sources : montage, recadrage, changement d’échelle et association déplacent leur sens. Les images familières deviennent des instruments pour examiner consommation, guerre, pouvoir médiatique, vie urbaine et conflits politiques, particulièrement dans le climat de la fin des années 1960.
La comparaison avec le pop art est utile mais ne doit pas devenir une opposition caricaturale entre Europe politique et Amérique neutre. Les deux champs sont divers et partagent l’appropriation d’images contemporaines. Une attribution sérieuse repose sur la chronologie parisienne, les expositions et les choix de l’artiste. Toute peinture figurative contenant plusieurs personnages n’est donc pas automatiquement une œuvre de Figuration narrative.
Sources et niveau de preuve
Sources de contenu et ressources officielles
- Figuration narrative — Paris, 1960–1972 — Centre PompidouCaractère non proclamé, exposition de 1964, artistes, sources visuelles, chronologie et enjeux politiques.
- Figuration narrative — Colloque — Centre PompidouMythologies quotidiennes, organisateurs, diversité du groupe et relation entre peinture et narration.
- Figures et Figuration narrative — Centre national des arts plastiquesContexte français, œuvres de collection publique et distinction entre figuration et courant narratif.
Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →
