Repères essentiels
- Date
- 1962
- Matériaux
- Acrylique et peinture émail métallisée sur toile
- Dimensions
- 32 panneaux de 50,8 × 40,6 cm chacun
- Collection
- Museum of Modern Art, New York — 476.1996.1-32
Chronologie vérifiée
Trente-deux peintures, pas une sérigraphie
L’ensemble réunit trente-deux toiles, soit le nombre de variétés de soupe Campbell alors disponibles. Warhol trace chaque boîte au crayon, projette le lettrage, peint le motif et imprime au tampon la frise de fleurs de lys. Cette fabrication manuelle, volontairement régulière, doit être distinguée des sérigraphies que l’artiste adopte peu après. Les écarts de dessin, de couleur ou d’empreinte demeurent visibles lorsque les panneaux sont regardés séparément.
Présentées pour la première fois à la Ferus Gallery de Los Angeles en juillet 1962, les toiles étaient alignées sur une tablette comme des produits dans un rayon. Le MoMA conserve aujourd’hui l’ensemble sous un même numéro d’inventaire décliné en trente-deux éléments. Chaque panneau mesure 50,8 × 40,6 cm ; l’installation complète varie nécessairement selon l’espacement retenu entre les éléments.
Répétition, consommation et statut de l’image
Warhol choisit un emballage banal, immédiatement reconnaissable, plutôt qu’un sujet réputé noble. La répétition rapproche la peinture de l’étalage commercial et de la production en série, tout en maintenant trente objets matériels distincts. Une seule donnée change ostensiblement : le nom de la recette inscrit sur chaque étiquette. Le regard oscille ainsi entre uniformité industrielle et différences concrètes.
Le motif ne livre pas une condamnation univoque de la consommation. Le musée rappelle aussi le rapport quotidien de Warhol à cette soupe et son intérêt pour des images largement partagées. L’œuvre peut donc être lue à la fois comme déplacement des hiérarchies artistiques, observation de la culture marchande et expérience sur la copie. Cette pluralité est plus fidèle que l’idée d’une simple publicité agrandie.
À poursuivre dans le Répertoire
- Artiste
Andy Warhol
Profil de l’artiste auquel le Répertoire attribue cette œuvre.
- Œuvre
Marilyn Diptych
Autre œuvre de Andy Warhol à comparer dans le Répertoire.
Ce qui est établi, interprété ou incertain
Établi
Faits contrôlables
Date : 1962 · Matériaux : Acrylique et peinture émail métallisée sur toile · Dimensions : 32 panneaux de 50,8 × 40,6 cm chacun.12
Interprété
Lecture matérielle et visuelle de cette œuvre
L’ensemble réunit trente-deux toiles, soit le nombre de variétés de soupe Campbell alors disponibles. Warhol trace chaque boîte au crayon, projette le lettrage, peint le motif et imprime au tampon la frise de fleurs de lys. Cette fabrication manuelle, volontairement régulière, doit être distinguée des sérigraphies que l’artiste adopte peu après. Les écarts de dessin, de couleur ou d’empreinte demeurent visibles lorsque les panneaux sont regardés séparément.12
Incertain ou limité
Ce que la page ne prouve pas
Le motif ne livre pas une condamnation univoque de la consommation. Le musée rappelle aussi le rapport quotidien de Warhol à cette soupe et son intérêt pour des images largement partagées. L’œuvre peut donc être lue à la fois comme déplacement des hiérarchies artistiques, observation de la culture marchande et expérience sur la copie. Cette pluralité est plus fidèle que l’idée d’une simple publicité agrandie.
Sources et niveau de preuve
Sources de contenu et ressources officielles
- Andy Warhol. Campbell’s Soup Cans. 1962 — Museum of Modern ArtNombre de panneaux, matériaux, dimensions, procédé manuel, première présentation et interprétation muséale.
- Andy Warhol: Campbell’s Soup Cans and Other Works, 1953–1967 — Museum of Modern ArtPrésentation en ligne, contexte de 1962 et passage ultérieur à la sérigraphie photographique.
- Andy Warhol — Museum of Modern ArtRepères biographiques et place des Soup Cans dans le parcours de l’artiste.
Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →
