Lecture d’œuvre

October 18, 1977

October 18, 1977 est un cycle de quinze peintures achevé par Gerhard Richter en 1988 à partir d’images liées à la Fraction armée rouge. Le flou met à distance toute lecture documentaire simple.12

Interprétation éditoriale originale associée à l’analyse de October 18, 1977 — non reproduction de l’œuvre
Interprétation éditoriale originale · aucune reproduction de l’œuvre · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Œuvre
Artiste
Gerhard Richter
Date de réalisation
1988
Ensemble
Quinze peintures à l’huile sur toile
Sources
Photographies de presse, de police et de télévision
Collection
Museum of Modern Art, New York — 169.1995.a–o
Statut documentaire
Dossier sourcé
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Date de réalisation
1988
Ensemble
Quinze peintures à l’huile sur toile
Sources
Photographies de presse, de police et de télévision
Collection
Museum of Modern Art, New York — 169.1995.a–o

Chronologie vérifiée

  1. Date de réalisation : 198812

Quinze images pour une histoire disputée

Le titre reprend la date à laquelle Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan-Carl Raspe, membres de la Fraction armée rouge, sont retrouvés morts dans leurs cellules à Stuttgart. Le cycle évoque également Ulrike Meinhof, morte en détention l’année précédente. Richter peint onze ans après les événements, alors que leur interprétation demeure conflictuelle. Il ne reconstitue pas une chronologie complète et ne transforme pas les protagonistes en figures héroïques.

Les quinze tableaux montrent notamment des portraits, une arrestation, un tourne-disque, des cellules, des corps et des funérailles. Leur nombre et leurs dimensions varient ; ils forment toutefois un ensemble que Richter refusait de disperser. Le passage d’une image à l’autre produit une temporalité discontinue, proche du montage. Répétitions et changements d’échelle empêchent de lire le cycle comme une illustration unique ou comme une suite de preuves.

Peindre des photographies sans les confirmer

Richter prend pour modèles des photographies médiatiques ou policières, les transpose en gris puis brouille leur surface. Ce flou n’efface pas seulement des détails : il signale la distance entre un événement, son enregistrement et notre mémoire. Les images restent reconnaissables tout en perdant l’autorité immédiate souvent accordée au document. Leur tonalité sombre refuse aussi la netteté spectaculaire qui pourrait transformer la violence en consommation visuelle.

Les planches de l’Atlas de Richter conservent certaines sources photographiques et permettent de comparer matériau documentaire et peinture. Cette comparaison est essentielle pour une lecture rigoureuse : l’artiste sélectionne, recadre, agrandit et réordonne. Le cycle ne résout ni les responsabilités historiques ni les controverses sur les décès. Il examine plutôt la manière dont des images publiques construisent le souvenir d’un traumatisme politique et deviennent, à leur tour, des objets d’histoire.

À poursuivre dans le Répertoire

  • Artiste

    Gerhard Richter

    Profil de l’artiste auquel le Répertoire attribue cette œuvre.

  • Œuvre

    Betty

    Autre œuvre de Gerhard Richter à comparer dans le Répertoire.

Ce qui est établi, interprété ou incertain

Établi

Faits contrôlables

Date de réalisation : 1988 · Ensemble : Quinze peintures à l’huile sur toile · Sources : Photographies de presse, de police et de télévision.12

Interprété

Lecture matérielle et visuelle de cette œuvre

Le titre reprend la date à laquelle Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan-Carl Raspe, membres de la Fraction armée rouge, sont retrouvés morts dans leurs cellules à Stuttgart. Le cycle évoque également Ulrike Meinhof, morte en détention l’année précédente. Richter peint onze ans après les événements, alors que leur interprétation demeure conflictuelle. Il ne reconstitue pas une chronologie complète et ne transforme pas les protagonistes en figures héroïques.12

Incertain ou limité

Ce que la page ne prouve pas

Les planches de l’Atlas de Richter conservent certaines sources photographiques et permettent de comparer matériau documentaire et peinture. Cette comparaison est essentielle pour une lecture rigoureuse : l’artiste sélectionne, recadre, agrandit et réordonne. Le cycle ne résout ni les responsabilités historiques ni les controverses sur les décès. Il examine plutôt la manière dont des images publiques construisent le souvenir d’un traumatisme politique et deviennent, à leur tour, des objets d’histoire.

Sources et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. Gerhard Richter, October 18, 1977, 1988 — Museum of Modern ArtTitre, date, quinze panneaux, médium, inventaire, événements, sources photographiques et analyse du flou.
  2. Gerhard Richter’s Enigmatic Cycle in The Long Run — Museum of Modern ArtPrésentation publique de 1989, indivisibilité du cycle, méthode photo-peinture et réception.
  3. Baader-Meinhof-Fotos (18. Oktober 1977), Atlas 478 — Gerhard Richter ArchivePlanche d’Atlas, images sources et correspondance avec les peintures du cycle.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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