Profil documenté

Do Ho Suh

Do Ho Suh (né en 1962) reconstruit maisons, passages et objets domestiques en tissu, papier ou dessin afin d’examiner mémoire architecturale, déplacement, identité individuelle et corps collectif.12

Composition éditoriale originale associée à la notice de Do Ho Suh — ne constitue pas un portrait
Étude visuelle originale autour de Do Ho Suh · ne constitue pas un portrait documentaire · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Artiste
Naissance
1962, Séoul
BFA à RISD
1994
MFA à Yale
1997
Some/One
2001
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Naissance
1962, Séoul
BFA à RISD
1994
MFA à Yale
1997
Some/One
2001

Architecture transportable et mémoire précise

Né à Séoul en 1962, Do Ho Suh étudie la peinture coréenne à Seoul National University, puis la peinture à la Rhode Island School of Design, où il obtient un BFA en 1994. Il achève un MFA de sculpture à Yale en 1997. Ce déplacement entre Séoul et les États-Unis nourrit une pratique où maison, couloir, escalier, poignée ou interrupteur deviennent des repères matériels de mémoire plutôt que de simples décors autobiographiques.

Suh relève minutieusement dimensions et détails de lieux qu’il a habités, puis peut les reconstruire en tissus translucides. Ces architectures sont pliables et transportables, mais elles conservent coutures, portes, moulures et équipements. Le tissu ne reproduit donc pas un bâtiment fonctionnel : il donne une présence légère à son enveloppe et permet au visiteur de la traverser. Montage, couleur et site d’accueil modifient chaque expérience sans rendre le plan arbitraire.

Some/One et la relation entre un et multiple

Some/One, daté de 2001, prend la forme d’une immense robe ou armure ouverte. Cent mille plaques militaires en acier inoxydable couvrent la sculpture et s’étendent au sol. Les signes frappés sur ces plaques ne correspondent pas à des identités réelles. L’objet évoque le service militaire obligatoire accompli par l’artiste en Corée du Sud, mais il ne représente ni uniforme historique précis ni soldat individuel.

Depuis l’arrière, le visiteur approche une masse brillante ; face à l’ouverture, il rencontre son reflet dans une surface intérieure en miroir. La multitude de plaques anonymisées produit ainsi une seule figure monumentale qui inclut temporairement celui qui regarde. Ce rapport entre individuel et collectif réapparaît dans d’autres installations, sols et architectures. Une lecture documentée sépare toujours matériau, nombre d’éléments, activation spatiale et interprétation liée à la biographie militaire.

À poursuivre dans le Répertoire

  • Cabinet des découvertes

    Architectures imaginaires

    Motif de la sélection associée : Ses reconstitutions architecturales souples placent la mémoire du logement et le déplacement au cœur de l’expérience spatiale.

  • Cabinet des découvertes

    Artistes de la diaspora

    Motif de la sélection associée : La maison transportable, le souvenir des lieux et l’expérience de la migration traversent directement sa pratique.

Bibliographie courte commentée et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. Do Ho Suh — Whitney Museum of American ArtNaissance, études à Séoul, RISD et Yale, architecture, tissu, déplacement et chronologie des œuvres.
  2. Do Ho Suh: 95 Horatio Street — Whitney Museum of American ArtRelations entre architecture, mémoire, identité, maisons en tissu, frottages et déplacement de contexte.
  3. Some/One — Whitney Museum of American ArtDate, cent mille plaques, dimensions, matériaux, service militaire, anonymisation et miroir intérieur.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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