Profil documenté

Christian Marclay

Christian Marclay (né en 1955) traite disques, sons, photographies et fragments de cinéma comme des matériaux de montage, rendant visibles les gestes techniques par lesquels une culture écoute et mesure le temps.12

Composition éditoriale originale associée à la notice de Christian Marclay — ne constitue pas un portrait
Étude visuelle originale autour de Christian Marclay · ne constitue pas un portrait documentaire · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Artiste
Naissance
1955
Record Without a Cover
1985
Telephones
1995
The Clock
2010, durée de 24 heures
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Naissance
1955
Record Without a Cover
1985
Telephones
1995
The Clock
2010, durée de 24 heures

Le disque comme objet manipulable

Né en 1955 et de nationalités américaine et suisse, Christian Marclay développe dès la fin des années 1970 une pratique située entre performance, arts visuels et musique expérimentale. Il utilise des platines comme instruments, coupe, raye ou réassemble des disques et organise leurs défauts de lecture. Le son n’est pas séparé de son support : pochette, sillon, aiguille, manipulation et usure deviennent visibles ou audibles dans la forme finale.

Record Without a Cover, publié en 1985, est volontairement distribué sans pochette protectrice. Les traces accumulées pendant le stockage et l’usage modifient donc chaque exemplaire. More Encores, en 1989, compose des morceaux à partir de disques associés à différents musiciens. Ces œuvres ne célèbrent pas simplement le bruit accidentel ; elles définissent un cadre dans lequel altération, citation et écoute font apparaître l’économie matérielle de la musique enregistrée.

Monter les images du son et du temps

Avec Telephones, en 1995, Marclay prélève dans des films des gestes d’appel, d’attente et de conversation pour construire une séquence autonome. Le montage raccorde appareils, regards et voix issus de récits distincts. Le spectateur reconnaît le code cinématographique du téléphone tout en constatant son artificialité. D’autres photographies, impressions et partitions traduisent de la même manière un bruit ou une onomatopée en signe visuel destiné à une nouvelle activation.

The Clock, achevé en 2010, rassemble des milliers d’extraits où apparaissent montres, cadrans ou annonces horaires. D’une durée de vingt-quatre heures, la vidéo est synchronisée avec l’heure locale de projection : le temps fictionnel coïncide continuellement avec celui du visiteur. Cette précision fait partie de l’œuvre autant que le montage et le son. Une version abrégée, une lecture sur demande ou une projection non synchronisée en modifierait donc le principe essentiel.

Bibliographie courte commentée et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. Christian Marclay — Museum of Modern ArtIdentité, date de naissance, médiums et chronologie de Record Without a Cover, More Encores, Telephones et The Clock.
  2. At the Crossroads of Art and Sound in the 1980s — Museum of Modern ArtUsage pionnier des platines, disques brisés ou recollés, boucles, sauts et notion de collage sonore.
  3. Christian Marclay: The Clock — Museum of Modern ArtDate, durée de vingt-quatre heures, milliers d’extraits, fabrication pendant trois ans et synchronisation avec l’heure locale.
  4. Untitled from Interventions — Museum of Modern ArtPratique de l’impression, date, matériau et articulation documentée du temps à la culture moderne.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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