Repères essentiels
- Date
- 1950
- Matériaux
- Huile, émail et peinture aluminium sur toile
- Dimensions
- 221 × 299,7 cm
- Collection
- National Gallery of Art, Washington — 1976.37.1
Chronologie vérifiée
Un processus mobile mais contrôlé
Pollock travaille la toile au sol depuis plusieurs côtés. Il utilise des bâtons, des manches de pinceau, des outils de versement et des peintures fluides pour guider, faire couler ou projeter la matière. Les trajectoires enregistrent des amplitudes différentes sans être la transcription mécanique d’une danse. L’artiste revendiquait au contraire sa capacité à contrôler le flux et à reprendre l’image après une période d’observation.
Noir, blanc, argent, rose pâle, bleu-vert, orange et tons terre se croisent sur un fond clair. Deux groupes d’empreintes de mains blanches apparaissent près des angles supérieurs ; la signature et la date se trouvent en bas à gauche. Le réseau paraît continu, mais sa densité diminue par endroits vers les bords. Cette organisation invite à circuler entre vision d’ensemble, rythme des lignes et détails matériels.
Pourquoi le tableau porte le nom Lavender Mist
Le titre principal donné par Pollock est Number 1, 1950. La mention Lavender Mist fut suggérée par le critique Clement Greenberg, qui percevait une aura violacée dans l’entrelacement des couleurs, bien que la palette ne contienne pas littéralement de lavande. Le titre secondaire oriente donc une sensation optique ; il ne décrit ni un paysage représenté ni un pigment attesté.
La National Gallery of Art acquiert l’œuvre en 1976 grâce à l’Ailsa Mellon Bruce Fund. Sa notice documente la provenance depuis la Betty Parsons Gallery et les premiers propriétaires. Pour comprendre ce tableau, il faut éviter deux raccourcis : le réduire au hasard parce que la peinture est projetée, ou le réduire au geste parce que le résultat possède aussi une structure optique lente, observable à distance comme dans les empreintes rapprochées.
À poursuivre dans le Répertoire
- Artiste
Jackson Pollock
Profil de l’artiste auquel le Répertoire attribue cette œuvre.
- Œuvre
Blue Poles
Autre œuvre de Jackson Pollock à comparer dans le Répertoire.
Ce qui est établi, interprété ou incertain
Établi
Faits contrôlables
Date : 1950 · Matériaux : Huile, émail et peinture aluminium sur toile · Dimensions : 221 × 299,7 cm.12
Interprété
Lecture matérielle et visuelle de cette œuvre
Pollock travaille la toile au sol depuis plusieurs côtés. Il utilise des bâtons, des manches de pinceau, des outils de versement et des peintures fluides pour guider, faire couler ou projeter la matière. Les trajectoires enregistrent des amplitudes différentes sans être la transcription mécanique d’une danse. L’artiste revendiquait au contraire sa capacité à contrôler le flux et à reprendre l’image après une période d’observation.12
Incertain ou limité
Ce que la page ne prouve pas
La National Gallery of Art acquiert l’œuvre en 1976 grâce à l’Ailsa Mellon Bruce Fund. Sa notice documente la provenance depuis la Betty Parsons Gallery et les premiers propriétaires. Pour comprendre ce tableau, il faut éviter deux raccourcis : le réduire au hasard parce que la peinture est projetée, ou le réduire au geste parce que le résultat possède aussi une structure optique lente, observable à distance comme dans les empreintes rapprochées.
Sources et niveau de preuve
Sources de contenu et ressources officielles
- Number 1, 1950 (Lavender Mist) — National Gallery of ArtDate, matériaux, dimensions, inventaire, provenance, empreintes, technique et origine du titre secondaire.
- The Energy and Motion of Jackson Pollock’s Number 1, 1950 — National Gallery of ArtOutils, travail au sol, contrôle du processus et analyse visuelle.
- Jackson Pollock — National Gallery of ArtNotice artiste et rattachement de l’œuvre à la collection.
Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →
