Repères essentiels
- Date de l’action
- 1995
- Forme
- Performance documentée par trois photographies
- Épreuve M+
- Tirages chromogènes, 147,7 × 120 cm chacun
- Collection documentée
- M+ Sigg Collection, Hong Kong — 2012.65
Chronologie vérifiée
Une action de 1995 et plusieurs états photographiques
Les trois images montrent successivement Ai Weiwei tenant le vase, le lâchant puis se tenant devant les fragments. Le récipient est présenté par les institutions comme une urne de la dynastie Han, période située entre 206 avant notre ère et 220 de notre ère. L’œuvre associe donc une action irréversible et sa mise en séquence photographique ; ce que le musée conserve est un état édité de cette documentation.
Les dimensions et procédés diffèrent selon les éditions. M+ inventorie des tirages chromogènes de 147,7 × 120 cm chacun, tandis que le Mori Art Museum conserve une édition Lambda de 2009 mesurant 180 × 162 cm par image. Ces données ne se contredisent pas : elles désignent des objets photographiques distincts issus de la même action de 1995. Une notice doit toujours préciser l’épreuve concernée.
Détruire, attribuer et contester la valeur
Le geste a suscité une critique légitime portant sur la destruction d’un bien culturel. Les institutions le relient aussi à la question posée par Ai : qui attribue de la valeur aux objets, aux traditions et aux vestiges ? Le contexte comprend son retour en Chine, sa fréquentation des marchés d’antiquités et son intérêt pour le ready-made. L’action n’efface pas la perte matérielle qu’elle produit.
Le Guggenheim replace également l’œuvre face aux destructions patrimoniales de la Révolution culturelle. Cette référence ne transforme pas automatiquement le geste en justification ; elle ouvre une comparaison entre pouvoir, héritage et production de valeur. Une analyse sérieuse conserve cette ambivalence : l’œuvre est simultanément une destruction réelle, une image construite, une provocation et un débat sur l’autorité qui décide ce qui mérite d’être préservé.
À poursuivre dans le Répertoire
- Artiste
Ai Weiwei
Profil de l’artiste auquel le Répertoire attribue cette œuvre.
- Œuvre
Sunflower Seeds
Autre œuvre de Ai Weiwei à comparer dans le Répertoire.
Ce qui est établi, interprété ou incertain
Établi
Faits contrôlables
Date de l’action : 1995 · Forme : Performance documentée par trois photographies · Épreuve M+ : Tirages chromogènes, 147,7 × 120 cm chacun.12
Interprété
Lecture matérielle et visuelle de cette œuvre
Les trois images montrent successivement Ai Weiwei tenant le vase, le lâchant puis se tenant devant les fragments. Le récipient est présenté par les institutions comme une urne de la dynastie Han, période située entre 206 avant notre ère et 220 de notre ère. L’œuvre associe donc une action irréversible et sa mise en séquence photographique ; ce que le musée conserve est un état édité de cette documentation.12
Incertain ou limité
Ce que la page ne prouve pas
Le Guggenheim replace également l’œuvre face aux destructions patrimoniales de la Révolution culturelle. Cette référence ne transforme pas automatiquement le geste en justification ; elle ouvre une comparaison entre pouvoir, héritage et production de valeur. Une analyse sérieuse conserve cette ambivalence : l’œuvre est simultanément une destruction réelle, une image construite, une provocation et un débat sur l’autorité qui décide ce qui mérite d’être préservé.
Sources et niveau de preuve
Sources de contenu et ressources officielles
- Dropping a Han Dynasty Urn — M+ MuseumDate, lieu, type, technique, dimensions et collection d’une édition.
- Dropping a Han Dynasty Urn — Mori Art MuseumÉdition 1995/2009, dimensions, contexte de production et interprétation institutionnelle.
- Ai Weiwei, Dropping a Han Dynasty Urn, 1995 — Guggenheim Museum BilbaoAncienneté du vase, enjeux de valeur, controverse et contexte de la Révolution culturelle.
Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →
