Repères essentiels
- Dates
- 1989–1993
- Matériaux
- Acier, verre, marbre et miroirs
- Dimensions
- 236 × 210 × 219 cm environ
- Collection
- Tate, Londres — T06899, don en 1994
Chronologie vérifiée
Regarder et être regardé autour d’une cage
Au centre, un bloc de marbre brut est soulevé par des poutres d’acier. Deux yeux noirs, taillés et polis dans la pierre, regardent vers un grand miroir circulaire fixé à une partie mobile du plafond grillagé. D’autres miroirs évoquent une coiffeuse ou un intérieur domestique. En tournant autour de la structure, le visiteur aperçoit des fragments de l’espace, de l’œuvre et de son propre corps.
Les reflets ne donnent jamais une vue neutre ou complète. Le miroir supérieur peut pivoter, tandis que le treillis limite l’accès et quadrille le regard. L’installation associe donc exposition et enfermement : les yeux semblent surveiller l’extérieur, mais restent eux-mêmes captifs. La cellule peut être comprise à la fois comme chambre, prison, unité du vivant ou espace de mémoire, sans qu’un seul de ces sens annule les autres.
Une œuvre charnière dans la série des Cells
Bourgeois commence ses Cells en 1989 et y combine objets trouvés, éléments architecturaux et fragments sculptés. Cell (Eyes and Mirrors) appartient à ce commencement plutôt qu’aux développements tardifs de la série. Les références domestiques ne sont pas de simples accessoires : chez l’artiste, elles déplacent souvenirs, rapports familiaux, désir de protection et menace dans un environnement que le public ne peut jamais habiter complètement.
La National Galleries of Scotland souligne la différence avec le ready-made duchampien : Bourgeois sélectionne des objets pour leur charge biographique et émotionnelle, tout en continuant à fabriquer des formes. Cette articulation évite d’opposer concept et matière. Le marbre rugueux et poli, le poids de l’acier, la transparence du verre et l’instabilité des reflets construisent ensemble une expérience où voir signifie aussi s’exposer au regard.
À poursuivre dans le Répertoire
- Artiste
Louise Bourgeois
Profil de l’artiste auquel le Répertoire attribue cette œuvre.
- Œuvre
Maman
Autre œuvre de Louise Bourgeois à comparer dans le Répertoire.
Ce qui est établi, interprété ou incertain
Établi
Faits contrôlables
Dates : 1989–1993 · Matériaux : Acier, verre, marbre et miroirs · Dimensions : 236 × 210 × 219 cm environ.12
Interprété
Lecture matérielle et visuelle de cette œuvre
Au centre, un bloc de marbre brut est soulevé par des poutres d’acier. Deux yeux noirs, taillés et polis dans la pierre, regardent vers un grand miroir circulaire fixé à une partie mobile du plafond grillagé. D’autres miroirs évoquent une coiffeuse ou un intérieur domestique. En tournant autour de la structure, le visiteur aperçoit des fragments de l’espace, de l’œuvre et de son propre corps.12
Incertain ou limité
Ce que la page ne prouve pas
La National Galleries of Scotland souligne la différence avec le ready-made duchampien : Bourgeois sélectionne des objets pour leur charge biographique et émotionnelle, tout en continuant à fabriquer des formes. Cette articulation évite d’opposer concept et matière. Le marbre rugueux et poli, le poids de l’acier, la transparence du verre et l’instabilité des reflets construisent ensemble une expérience où voir signifie aussi s’exposer au regard.
Sources et niveau de preuve
Sources de contenu et ressources officielles
- Louise Bourgeois, Cell (Eyes and Mirrors), 1989–93 — TateDates, matériaux, dimensions, inventaire, acquisition et description de l’installation.
- Louise Bourgeois Learning Resource — National Galleries of ScotlandDisposition des yeux et miroirs, première période des Cells, effets sur le spectateur et objets trouvés.
- Louise Bourgeois — Biography — The Easton FoundationChronologie primaire de l’artiste et développement de ses environnements sculpturaux.
Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →
