Définition et repères

Photogramme

Le photogramme produit une image photographique sans appareil ni objectif : des objets sont placés sur une surface photosensible puis exposés à la lumière. Opacité, distance et durée déterminent silhouettes et valeurs.12

Étude visuelle originale consacrée à la technique Photogramme
Illustration éditoriale originale d’un procédé artistique · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Technique
Appareil
Aucun appareil ni objectif
Support
Papier ou film photosensible
Principe
Objets interposés entre lumière et surface sensible
Repères
Dessins photogéniques au XIXe siècle ; rayographes de Man Ray au XXe
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Appareil
Aucun appareil ni objectif
Support
Papier ou film photosensible
Principe
Objets interposés entre lumière et surface sensible
Repères
Dessins photogéniques au XIXe siècle ; rayographes de Man Ray au XXe

Faire une image par contact et par ombre

Dans l’obscurité du laboratoire, l’artiste dispose des objets sur un papier photographique puis l’expose à une source lumineuse. Les zones entièrement masquées restent claires ; celles qui reçoivent la lumière s’assombrissent au développement. Un matériau translucide produit des gris intermédiaires. La distance entre objet et papier modifie la netteté des contours : un contact direct donne une empreinte précise, tandis qu’un objet surélevé crée des bords plus diffus.

Le papier doit ensuite être développé, fixé, lavé et séché comme un tirage argentique. Plusieurs expositions successives permettent de déplacer les objets, croiser les silhouettes ou faire varier les intensités. Le résultat n’est donc pas la simple trace automatique d’une chose. Choix du support, orientation de la lumière, temps d’exposition, transparence et composition constituent un véritable vocabulaire. L’absence de caméra déplace la photographie de la prise de vue vers l’expérience matérielle.

Des spécimens aux abstractions modernes

Certains des premiers procédés photographiques relèvent du photogramme. Dans les années 1830 et 1840, William Henry Fox Talbot place notamment feuilles et dentelles sur du papier sensible pour obtenir des « dessins photogéniques ». L’empreinte répond alors à un intérêt scientifique autant qu’esthétique. La capacité de la lumière à enregistrer des détails sans dessin manuel fait du procédé un outil d’observation, mais aussi une réflexion précoce sur la nature de l’image.

Au XXe siècle, Man Ray nomme ses photogrammes « rayographes » et László Moholy-Nagy explore leurs volumes lumineux. Le MoMA documente un Rayograph de 1922 obtenu par au moins trois expositions avec mains, têtes et bacs de laboratoire. Les objets deviennent difficiles à identifier et semblent flotter. Cette transformation distingue le photogramme d’une simple reproduction d’empreinte : il peut enregistrer fidèlement un contour ou construire un espace abstrait sans modèle optique stable.

Sources et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. An A to Z of photographic processes — Photogram — Victoria and Albert MuseumDéfinition, support sensible, rôle de l’opacité, développement et fixation.
  2. Photogram — Museum of Modern ArtOrigines, absence de caméra, usages scientifiques et expérimentations artistiques modernes.
  3. Man Ray, Rayograph, 1922 — Museum of Modern ArtProcédé par expositions successives, objets utilisés et analyse spatiale d’un rayographe.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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