Définition et repères

Monotype

Le monotype est une estampe obtenue en transférant sur papier une image peinte ou encrée sur une matrice non gravée. Le premier tirage est unique, même si une seconde épreuve plus pâle peut parfois être imprimée.12

Étude visuelle originale consacrée à la technique Monotype
Illustration éditoriale originale d’un procédé artistique · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Technique
Famille
Estampe à impression unique
Matrice courante
Plaque lisse de métal, verre ou matériau plastique
Méthodes
Image ajoutée ou retirée dans l’encre
Repères historiques
Castiglione au XVIIe siècle ; Degas au XIXe siècle
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Famille
Estampe à impression unique
Matrice courante
Plaque lisse de métal, verre ou matériau plastique
Méthodes
Image ajoutée ou retirée dans l’encre
Repères historiques
Castiglione au XVIIe siècle ; Degas au XIXe siècle

Peindre sur une plaque puis transférer

Pour produire un monotype, l’artiste travaille une image à l’encre ou à la peinture sur une surface lisse qui ne porte pas de dessin gravé durable. Une feuille humide est posée sur cette matrice puis passée sous presse ou pressée manuellement. L’essentiel de la matière se transfère au premier passage. Contrairement à une plaque gravée, la surface ne permet donc pas de répéter exactement le même état en une série d’épreuves identiques.

Deux approches principales peuvent se combiner. Dans la méthode additive, l’artiste dépose directement les tons et les traits ; dans la méthode soustractive, il couvre d’abord la plaque puis retire l’encre avec chiffons, brosses ou outils. Une seconde impression, appelée parfois épreuve fantôme, peut récupérer le résidu, mais elle est plus claire et possède son propre caractère. Des reprises au pastel, à l’encre ou à la peinture renforcent encore l’unicité.

Une estampe au comportement pictural

Giovanni Benedetto Castiglione réalise dès les années 1640 des compositions dessinées dans l’encre d’une plaque non incisée. Au XIXe siècle, Edgar Degas exploite largement le procédé : il étale, essuie et imprime l’encre, puis reprend certaines feuilles. Ses monotypes montrent que la technique autorise aplats veloutés, effacements, empreintes et accidents difficiles à obtenir par le seul dessin. Le transfert inverse aussi latéralement l’image préparée sur la matrice.

Le mot « mono » décrit l’épreuve, pas l’absence de préparation. Il faut distinguer le monotype du monoprint : ce dernier réemploie une matrice gravée ou structurée, mais varie l’encrage, le papier ou les interventions entre chaque tirage. Les catalogues de musée ne sont pas toujours uniformes dans leur terminologie ; la description matérielle reste donc prioritaire. Identifier la plaque, le mode de transfert et les ajouts manuels évite de confondre œuvre unique et édition limitée.

Sources et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. Monotype — Museum of Modern ArtClassement institutionnel du procédé et exemples modernes et contemporains.
  2. The Painterly Print: Monotypes from the Seventeenth to the Twentieth Century — Metropolitan Museum of ArtPrincipe, Castiglione, histoire du procédé, méthodes et développement jusqu’aux artistes contemporains.
  3. Edgar Degas, The Fireside — Metropolitan Museum of ArtExemple documenté de monotype en encre grasse sur plaque de verre ou de métal chez Degas.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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