Profil documenté

Mark Bradford

Mark Bradford (né en 1961) construit de vastes abstractions en superposant puis en abrasant papiers, affiches et matériaux urbains afin de rendre visibles des histoires sociales enfouies.12

Composition éditoriale originale associée à la notice de Mark Bradford — ne constitue pas un portrait
Étude visuelle originale autour de Mark Bradford · ne constitue pas un portrait documentaire · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Artiste
Naissance
1961, Los Angeles
MacArthur Fellowship
2009
Pavillon des États-Unis à Venise
2017
Pickett’s Charge
2017
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Naissance
1961, Los Angeles
MacArthur Fellowship
2009
Pavillon des États-Unis à Venise
2017
Pickett’s Charge
2017

Peindre avec les papiers de la ville

Né à Los Angeles en 1961, Mark Bradford a travaillé dans le salon de coiffure de sa mère avant d’étudier au California Institute of the Arts. Il incorpore à ses peintures des papiers de permanente, affiches, annonces et fragments collectés dans l’espace urbain. Ces matériaux ne servent pas de simple texture. Leurs couleurs, mots et usages conservent les traces de commerces, de services et de communautés dont la visibilité change avec l’économie du quartier.

Bradford colle de nombreuses couches, les ponce, les gratte, les incise puis ajoute parfois ficelle et pigment. Certaines compositions rappellent cartes, réseaux routiers ou vues aériennes, sans correspondre nécessairement à un plan exact. Ce va-et-vient entre construction et retrait rend la surface archéologique : une couche effacée continue d’agir par ses bords, ses résidus et ses déchirures. L’abstraction devient ainsi un mode d’enquête sur les structures sociales.

Réouvrir une image d’histoire

Pour Pickett’s Charge, inauguré au Hirshhorn en 2017, Bradford part de reproductions du cyclorama de Paul Philippoteaux consacré à la bataille de Gettysburg. Il les recouvre de papier coloré, puis coupe, arrache et gratte huit peintures longues chacune de plus de quarante-cinq pieds. L’ensemble occupe près de quatre cents pieds linéaires de la galerie circulaire, transformant une image commémorative du XIXe siècle en champ discontinu.

Le visiteur ne reçoit pas une nouvelle illustration complète de la bataille. Fragments figuratifs, blancs et couches arrachées interrogent la façon dont un récit national est cadré, transmis et contesté. Bradford obtient une bourse MacArthur en 2009 et représente les États-Unis à la Biennale de Venise en 2017. Ces jalons institutionnels situent son parcours, mais l’analyse d’une œuvre doit rester attachée à ses sources imprimées, ses opérations matérielles et son échelle.

Bibliographie courte commentée et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. Mark Bradford: Pickett’s Charge — Hirshhorn Museum and Sculpture GardenNaissance, procédé, huit peintures, dimensions, source du cyclorama et interprétation historique.
  2. Mark Bradford: Meet the Artist — Hirshhorn Museum and Sculpture GardenTémoignage de l’artiste, papiers superposés et élaboration de la commande.
  3. Mark Bradford — MacArthur Fellow — MacArthur FoundationBourse 2009, formation, matériaux trouvés, cartes et contexte social de la pratique.
  4. Mark Bradford — U.S. Department of StateSélection officielle pour le pavillon des États-Unis à la 57e Biennale de Venise et présentation de Pickett’s Charge.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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