Profil documenté

Jannis Kounellis

Jannis Kounellis (1936–2017) a étendu la peinture à l’espace réel en employant lettres, acier, charbon, sacs, feu, végétaux et animaux dans des installations toujours liées à leur lieu.12

Composition éditoriale originale associée à la notice de Jannis Kounellis — ne constitue pas un portrait
Étude visuelle originale autour de Jannis Kounellis · ne constitue pas un portrait documentaire · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Artiste
Dates
1936–2017
Installation à Rome
1956
Dodici cavalli vivi
1969
Arte Povera
Associé dès la fin des années 1960
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Dates
1936–2017
Installation à Rome
1956
Dodici cavalli vivi
1969
Arte Povera
Associé dès la fin des années 1960

Sortir le tableau dans la salle

Né au Pirée en 1936, Jannis Kounellis s’installe à Rome en 1956 et étudie à l’Accademia di Belle Arti. Ses premières peintures reprennent chiffres, lettres et signes de signalétique sur de grandes toiles blanches. Certains tableaux sont portés ou activés pendant une performance. L’écriture n’y transmet pas une phrase suivie : elle transforme le mur, le corps et le rythme de lecture en éléments d’une peinture déjà ouverte à l’espace.

À la fin des années 1960, Kounellis emploie plaques d’acier, charbon, coton, laine, café, cactus, feu et traces de fumée. Associé à l’Arte Povera, il ne choisit pas ces matériaux pour leur seule pauvreté économique. Poids, odeur, chaleur, combustion, stockage et mémoire du travail déterminent la situation. Une plaque métallique portant des sacs ou du charbon ne représente pas une activité industrielle : elle en introduit physiquement les matières et contraintes dans le musée.

Présence vivante et mémoire du lieu

Dodici cavalli vivi, présenté en 1969 à la galerie L’Attico à Rome, place douze chevaux vivants attachés aux murs pendant trois jours. L’œuvre bouleverse les conditions ordinaires de la galerie par le son, l’odeur, le soin et la durée, mais elle ne se réduit pas à une image spectaculaire. Son histoire doit être distinguée de ses reprises ultérieures et replacée dans un espace autrefois utilisé comme garage.

Les installations tardives réorganisent souvent des éléments déjà présents dans son vocabulaire : manteaux, meubles, pierres, fragments de moulage, acier ou rails. Chaque montage répond à l’architecture et ne fonctionne pas comme un décor transporté intact. Kounellis continuait pourtant à se définir comme peintre. Cette affirmation éclaire son usage du mur, des masses et des contrastes : le tableau n’est pas abandonné, mais redistribué entre objets, intervalles, visiteurs et temps d’exposition.

Bibliographie courte commentée et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. Jannis Kounellis — TateDates, installation à Rome, peintures de lettres, matériaux et association à l’Arte Povera.
  2. Jannis Kounellis — Museum of Modern ArtIdentité, médiums et chronologie institutionnelle des œuvres.
  3. Jannis Kounellis — Museo MadreÉvolution de la peinture à l’installation, vocabulaire matériel et rapport à l’architecture.
  4. Jannis Kounellis — Fondazione PradaParcours rétrospectif, œuvres historiques, réactivation des matériaux et spécificité des installations.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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