Profil documenté

Dominique Gonzalez-Foerster

Dominique Gonzalez-Foerster (née en 1965) construit chambres, films et environnements où architecture, littérature, cinéma et climat transforment l’exposition en espace de mémoire ou d’anticipation.12

Composition éditoriale originale associée à la notice de Dominique Gonzalez-Foerster — ne constitue pas un portrait
Étude visuelle originale autour de Dominique Gonzalez-Foerster · ne constitue pas un portrait documentaire · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Artiste
Naissance
1965, Strasbourg
A rebours
1993
Shortstories
2000–2008
1887–2058 au Centre Pompidou
2015–2016
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Naissance
1965, Strasbourg
A rebours
1993
Shortstories
2000–2008
1887–2058 au Centre Pompidou
2015–2016

La chambre comme portrait indirect

Née à Strasbourg en 1965, Dominique Gonzalez-Foerster développe dès les années 1990 des chambres et environnements composés de couleur, lumière, mobilier, son, écrans et objets. A rebours, réalisé en 1993, organise des murs rouges, jaunes et bleus, des adhésifs, une guirlande lumineuse, une télévision, des posters, un réveil et un tabouret. L’espace ne reconstitue pas un intérieur réel ; il agit comme un portrait sans figure.

Le visiteur compose des relations entre les éléments en se déplaçant. Couleurs et objets orientent une atmosphère, tandis que titres et références ouvrent des récits possibles sans les achever. Cette méthode déplace l’exposition de la présentation d’objets autonomes vers une durée vécue. Pour la documenter, une photographie générale ne suffit pas : dimensions, lumière, ordre des salles, fonctionnement des appareils et possibilité d’entrer doivent être décrits.

Films, littérature et chronologie ouverte

Shortstories rassemble trois films réalisés entre 2000 et 2008 à Taipei, São Paulo et Kyoto. Des espaces publics ou des parcs, dont la marquise d’Oscar Niemeyer à Ibirapuera, reçoivent voix, souvenirs et récits nourris par des lectures de Vila-Matas, Bolaño ou Sebald. Le lieu filmé reste reconnaissable, mais la narration le transforme en paysage mental. Architecture réelle et fiction ne sont ainsi ni confondues ni hiérarchisées.

L’exposition 1887–2058, présentée au Centre Pompidou en 2015–2016, distribuait une trentaine d’œuvres dans un labyrinthe de chambres, terrasses et passages. Sa chronologie commençait avant la naissance de l’artiste et se projetait dans un futur dystopique. Cette extension temporelle résume une pratique attentive aux mémoires du cinéma, de la littérature et de l’exposition elle-même. Elle invite moins à établir une biographie linéaire qu’à repérer les époques mises en présence.

Bibliographie courte commentée et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. A rebours — Centre PompidouNaissance, titre, date, composition matérielle, dimensions et statut d’installation.
  2. Shortstories — Centre PompidouDates, lieux, films, durées, auteurs littéraires et relation entre espace public, récit et paysage imaginaire.
  3. Dominique Gonzalez-Foerster: 1887–2058 — Centre PompidouDates, trentaine d’œuvres, chambres, terrasses, chronologie ouverte, cinéma, littérature, architecture et musique.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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