Profil documenté

Chris Ofili

Chris Ofili (né en 1968) associe peinture, dessin et estampe à des matériaux, motifs et références hétérogènes pour construire des images de l’identité noire, de la spiritualité et du désir.12

Composition éditoriale originale associée à la notice de Chris Ofili — ne constitue pas un portrait
Étude visuelle originale autour de Chris Ofili · ne constitue pas un portrait documentaire · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Artiste
Naissance
1968, Manchester
Voyage déterminant au Zimbabwe
1992
Turner Prize
1998
Black Shunga
2008–2015
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Naissance
1968, Manchester
Voyage déterminant au Zimbabwe
1992
Turner Prize
1998
Black Shunga
2008–2015

Surface peinte, motifs et matériaux

Né à Manchester en 1968 de parents nigérians, Chris Ofili étudie à Londres. Un voyage au Zimbabwe en 1992, au cours duquel il observe notamment des peintures rupestres, modifie son rapport au motif et au matériau. Ses tableaux des années 1990 superposent peinture, points répétés, paillettes, épingles, découpages imprimés et parfois bouse d’éléphant séchée. Chaque composant garde une présence physique plutôt que de se fondre dans une illusion homogène.

Les surfaces attirent par leur éclat puis compliquent le regard à travers caricatures, références catholiques, jazz, hip-hop, textiles, bandes dessinées et images de la culture populaire. Les figures noires peuvent apparaître au sein de réseaux décoratifs très denses. Ce contraste n’oppose pas un « fond » séduisant à un « message » autonome : ornement, matériau et iconographie participent ensemble à une réflexion sur les stéréotypes et les modes de représentation.

Estampe, Trinidad et palette nocturne

L’estampe accompagne cette recherche. Pour les séries Barcelona, Berlin, New York et North Wales, Ofili emporte des plaques de cuivre pendant ses voyages et attribue à chaque ensemble un motif particulier. Les dix eaux-fortes de North Wales, datées de 1996, emploient ainsi un réseau de losanges. Leur format réduit et leur répétition méthodique offrent un registre plus intime que les grandes toiles sans abandonner la construction all-over.

Lauréat du Turner Prize en 1998, Ofili s’installe ensuite à Trinidad. Black Shunga, ensemble de onze gravures réalisées entre 2008 et 2015, limite la palette aux bleus et à l’argent sur papier teinté. La série répond à la tradition japonaise du shunga et à l’expérience du crépuscule tropical ; ses changements subtils demandent une vision lente. Cette période ne supprime pas les œuvres antérieures : elle resserre autrement couleur, ligne, érotisme et spiritualité.

À poursuivre dans le Répertoire

Bibliographie courte commentée et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. Chris Ofili — Museum of Modern ArtNaissance, identité, corpus d’estampes, œuvres sur papier et chronologie générale.
  2. Llwyn Hwleyn from North Wales — Museum of Modern ArtVoyage au Zimbabwe, matériaux, références, séries gravées de voyage, motif de North Wales et propos de l’artiste.
  3. Black Shunga — Museum of Modern ArtDates, onze gravures, palette bleue et argent, installation à Trinidad et rapport à la tradition japonaise du shunga.
  4. Chris Ofili — Siesta of the Soul — TateNaissance, sources musicales et artistiques, Turner Prize de 1998, vie à Trinidad et continuité de la pratique.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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