Définition et repères

Dansaekhwa

Dansaekhwa, souvent traduit par « peinture monochrome coréenne », regroupe rétrospectivement des pratiques développées surtout en Corée du Sud dans les années 1970. Répétition, support et matière y comptent autant que la couleur réduite.12

Composition éditoriale originale autour de Dansaekhwa
Illustration conceptuelle originale · non documentaire · Contemporain.com, 2026

Fiche repère

Type
Mouvement
Traduction courante
Peinture monochrome coréenne
Période d’émergence
Années 1970
Terme diffusé
Dansaekhwa, popularisé rétrospectivement
Artistes repères
Park Seo-Bo, Ha Chong-Hyun, Chung Sang-Hwa et Yun Hyong-keun
Statut documentaire
Notice documentée en consolidation — hors index
Publié
14 août 2026

Repères essentiels

Traduction courante
Peinture monochrome coréenne
Période d’émergence
Années 1970
Terme diffusé
Dansaekhwa, popularisé rétrospectivement
Artistes repères
Park Seo-Bo, Ha Chong-Hyun, Chung Sang-Hwa et Yun Hyong-keun

Le monochrome comme travail de matière

Les peintures associées à Dansaekhwa emploient souvent une gamme restreinte — blanc, écru, brun, noir ou bleu sombre — mais ne se définissent pas par l’absence de couleur seule. Traits répétés, frottements, pliages, poussée de la peinture à travers la toile ou retrait de couches rendent visibles durée et résistance du support. Chez différents artistes, papier coréen, toile de jute, graphite, huile ou pigments produisent des surfaces qui doivent être observées de près.

La répétition n’est pas une signature commune exécutée à l’identique. Park Seo-Bo trace ou incise des rythmes ; Ha Chong-Hyun travaille notamment la peinture depuis l’envers de la toile ; Chung Sang-Hwa construit des grilles par pliage et arrachement ; Yun Hyong-keun laisse descendre des champs sombres. Ces exemples montrent pourquoi « monochrome » reste insuffisant. Chaque œuvre demande une description de son procédé, de sa matière et de la temporalité incorporée au geste.

Une catégorie historique à manier avec précision

Ces artistes exposent dans la Corée du Sud autoritaire et rapidement industrialisée des années 1970, tout en développant des échanges avec le Japon et les scènes internationales. Ils ne fondent pas ensemble un mouvement doté d’un manifeste unique. Le mot Dansaekhwa devient surtout une catégorie critique et curatoriale ultérieure. Le MMCA l’utilise en 2012 pour une vaste exposition de trente et un peintres, contribuant à consolider ce récit historique auprès du public.

Cette construction rétrospective explique les débats sur le périmètre du terme. Une lecture sérieuse évite d’attribuer à tous les artistes une spiritualité, une identité nationale ou une opposition politique identiques. L’essai publié par le programme C-MAP du MoMA rappelle aussi que la matérialité et la dimension spatio-temporelle dépassent la seule tonalité. Pour classer une œuvre, il faut croiser date, méthode, exposition et propos de l’artiste plutôt que se fier à une surface claire.

Sources et niveau de preuve

Sources de contenu et ressources officielles

  1. Dansaekhwa: Korean Monochrome Painting — National Museum of Modern and Contemporary Art, KoreaExposition de 2012, période depuis les années 1970, nombre d’artistes et cadrage institutionnel.
  2. Expressions without Freedom: Korean Experimental Art in the 1960s and 1970s — Museum of Modern Art — postHistoire du terme, matérialité, espace-temps et contexte de l’art expérimental coréen.
  3. The Symposium on Dansaekhwa: Korean Monochrome Painting — National Museum of Modern and Contemporary Art, KoreaDébats historiographiques, caractéristiques esthétiques et réception internationale de Dansaekhwa.
  4. Dansaekhwa exhibition archive — National Museum of Modern and Contemporary Art, KoreaŒuvres et artistes présentés, ampleur du corpus et chronologie institutionnelle.

Sources contrôlées le 15 août 2026. Comprendre leur rôle →

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